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Mercredi 30 avril 2008 3 30 /04 /Avr /2008 21:09
 
Personne, en dehors de la guyane, ne doit connaître la rivière Tapanahony. C'est pourtant un cours d'eau légendaire. Pour y accéder il faut remonter le fleuve Maroni et s'enfoncer ensuite vers le Surinam. Ce voyage dure environ 10 jours aller/retour. Nous, comme on est de véritables aventuriers, on l'a fait en 8 jours et on est revenu le dimanche soir à la veille de la rentrée des vacances de Pâques...

 Une véritable expérience sportive qui nous a fait traversé les frontières de plusieurs peuples, celui des Djukas (noirs marrons du Surinam) et des Amérindiens Wayanas qui vivent plus en amont.

On est donc parti à 6 accompagnés de notre Piroguier, John, de son takariste (Cyriel) et de son ... neveu, Ruben le "rastaman". John, lui même, est très influencé par la culture jamaïcaine!


  Je dis que cette expédition a été "sportive" pour plusieurs raisons. Tout d'abord, remonter un fleuve et son affluent sur une pirogue à moteur pendant 6 heures par jour est déjà une épreuve en soi. Mais ce que je n'avais pas imaginé au départ de cette aventure c'est que le Tapanahony est tout sauf un fleuve tranquille.
 
 Bien sûr, les tribus de cannibales ont depuis longtemps disparu et adopté un mode de vie plus "occidental". Les sauts, eux, sont toujours là. Ce sont des rapides parfois tellement imposants qu'il faut sortir de la pirogue, la décharger presque entièrement pour la tirer avec une corde sur des roches glissantes et garnies de "picots" (algues géantes pleines d'épines...).
 Je vous rassure! Parfois notre piroguier s'est chargé de traverser les sauts avec le moteur en mettant les gazs à fond... Ce genre d'épisodes s'accompagnait toujours d'une prière pour " Papa là haut" et d'une bonne dose de rhum le soir au bivouac.





 Chaque soir, durant notre séjour; on a pu se reposer dans des carbets aménagés pour y mettre notre "hamac-moustiquaire". C'était sympa à chaque fois, surtout quand les propriétaires étaient absent et que l'on se trouvait en pays amérindien. Nous, on avait apporté notre nourriture composée de produits frais (au début) et de quelques boîtes (à la fin). Le piroguier et ses "hommes", eux, ont réussi à manger grâce à la pêche.
 On avait prévu de pêcher aussi mais Julien et Anne-So n'ont pas vraiment assurer sur ce plan... (si, quand même un peu... je suis mauvaise langue!)





 Il faut que je parle maintenant du but de notre voyage. C'était la Montagne sacrée.
 Pour les Djuka, c'est presque une divinité qu'il faut respecter et à qui il faut donner des offrandes et des libations (rhum, heineken,...). Son ascension a été pour moi une véritable épreuve. Aucun chemin ne mène au sommet. Il faut donc escalader cet inselberg en s'accrochant à la paroi rocheuse. Par temps de pluie c'est carrément impossible et les Belges qui ont essayé un jour avant nous en ont fait les frais... Bref, j'ai cru que j'allais y laisser des plumes. Finalement j'ai arrêté de me retourner au bout de 50 m d'ascension!











Par Dom
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